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PokéPark - Le parc à thème Pokémon des années 2000

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PokéPark - Le parc à thème Pokémon des années 2000

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PokéPark - Le parc à thème Pokémon des années 2000

Aux côtés de Hello Kitty et Super Mario Bros, Pokémon est l'une des licences les plus rentables du Pays du Soleil Levant. Preuve en est la vente aux enchères de cartes Pokémon qui a pris place au Mans le 25 septembre : certains lots ont été vendus jusqu'à 10 fois plus chers que leur valeur estimée !

La licence fut conçue au cours des années 1990, avec les titres Game Boy Pokémon Vert et Pokémon Rouge, représentés respectivement par les Pokémon Florizarre et Dracaufeu. Une troisième version, la version Bleue, ayant pour mascotte Tortank, servit de base aux versions internationales. À ce sujet, j'ai toujours estimé qu'on faisait beaucoup de foin pour pas grand chose autour de la version verte, puisque la version bleue japonaise, Pocket Monsters Ao, est techniquement beaucoup plus rare.

Le saviez-vous ? La version bleue occidentale reprend le contenu de Pokémon Vert, et la version bleue japonaise n'a jamais été publiée en-dehors de ce pays. Quant aux remakes (Vert-Feuille/Rouge-Feu), sortis sur Game Boy Advance, ils se basent bien sur les versions verte et rouge.

Pokémon Bleu (en japonais)

 

Pour ma part, ces remakes et ceux des versions Or et Argent sont les meilleurs Pokémon conventionnels, et aucun titre de la série ne pourra jamais les dépasser, d'autant plus qu'aucun titre n'a jamais réussi à reproduire avec exactitude le gameplay intégralement tactile des remakes de la seconde génération.

Chaque nouvelle fournée de Pokémon accompagne une nouvelle série de jeux. On parle alors de générations. À l'heure actuelle, pas moins de 921 créatures sont réparties dans neuf générations, la dernière en date, représentée par les versions Violet et Écarlate, se déroulant en monde ouvert dans une région inspirée par la péninsule ibérique.

Pokémon Violet et Écarlate sur Nintendo Switch

Dans les jeux pour Nintendo Switch Violet et Écarlate, on retrouvera donc de nouvelles créatures, parmi lesquelles les starters Poussacha, Chochodile et Coiffeto (qui fait furieusement penser à Couaneton, l'un des meilleurs Pokémon jamais créés avec Mewtwo), ou encore Taupikeau, Pokémon congre quasi-clone de Taupiqueur mais n'ayant aucun lien de parenté avec ce dernier. Je n'y suis pour rien, c'est sa description officielle.

Pour être honnête, j'estime qu'en-dehors des versions HeartGold/SoulSilver, véritable apothéose de la série, la franchise aurait bien pu s'arrêter à la troisième génération, qui avec Pokémon Colosseum avait depuis longtemps signé l'un de ses meilleurs titres. Je terminerais ma digression en regrettant qu'il n'ait jamais existé de traduction officielle pour le pourtant très complet Pokémon Trading Card Game 2 sur Game Boy Color.

Pokémon Colosseum

Notons une dernière chose, pour revenir un peu dans le thème du divertissement cher à ce blog : dans les jeux Pokémon Let's Go Pikachu et Pokémon Let's Go Évoli, remakes des premiers opus, ce qui était autrefois le Casino Rocket a été remplacé par... La salle d'arcade Rocket.

Je n'approuve certes pas toute cette censure sur les jeux d'argent fictifs (les jeux de casino de Sonic Pinball Party et le jeu vidéo de Telltale Games Poker Night At The Inventory n'ont pas fait de moi un assidu de casinos), mais enfin, il faut reconnaître que c'est toujours mieux que de supprimer tout un pan de l'intrigue pour faire plaisir à ces messieurs de la PEGI.

Salle d'arcade Rocket (Pokémon Let's Go Pikachu)

Mais ce n'est pas sur console que je veux vous emmener aujourd'hui. Ce n'est pas non plus sur les écrans à la rencontre de Sacha, Pikachu, Pierre ou Ondine, ni sur le papier du manga Pokémon Spécial, aussi connu sous le titre Pokémon La Grande Aventure, shonen incroyablement poussé du mangaka Hidenori Kusaka, édité pour la France d'abord par Glénat puis par Kurokawa, et pour les États-Unis par l'éditeur Viz Medias.

C'est dans un parc d'attractions. Le PokéPark. Rien à voir avec PokéPark Wii, titre auquel je n'ai d'ailleurs jamais joué de ma vie, qui pollue beaucoup les recherches Google, et dont les mini-jeux me font fort penser aux mini-jeux de Pokémon Stadium 1 et 2 sur Nintendo 64.

Hapy Come Come PokéPark

Au Japon, les grands noms du jeu vidéo ont leurs parcs d'attractions, même si les attractions proposées sont le plus souvent à rapprocher de l'arcade. Je pense ici à SEGA et aux parcs Joypolis.

Parc d'attractions Super Nintendo World

Un parc à thème Nintendo, le Super Nintendo World, devait ouvrir en 2020 sous la houlette d'Universal Studios. Bien sûr, nous le savons, 2020 fut surtout la terrible année où toute l'industrie fut mise en pause, suite à la pandémie de Covid19.

Mais en définitive, ce parc a quand même ouvert, en 2021. On aurait pu imaginer y voir des attractions basées sur les plus grandes licences de Nintendo, que l'on retrouve pêle-mêle dans les jeux de la série Super Smash Bros : Mario bien sûr, Zelda, Metroid, Kirby, F-Zero, Star Fox, Fire Emblem, Animal Crossing, Pikmin, Castlevania, Xenoblade Chronicles, Donkey Kong... Sans oublier Pokémon, même si le statut de cette licence, appartenant avant tout à la société Game Freak est un peu particulier.

À l'heure actuelle, le Super Nintendo World ne donne la part belle qu'à l'univers coloré du plombier Mario. Mille fois dommage pour Zelda et Metroid, qui se prêteraient bien à faire partie de la structure, mais dix-mille, cent-mille fois dommage pour Pokémon, qui a prouvé, avec le PokéPark, que les mascottes créées par Satoshi Tajiri en 1996 se prêtaient admirablement bien à des parcs d'attractions.

Le concept du PokéPark

Plan du PokéPark

Premier point à noter sur ce parc : son nom exact était Pokémon The Park 2005, mais bon, c'est quand même un peu pénible à prononcer, donc nous nous en tiendrons à PokéPark si ça ne dérange personne.

Le PokéPark ne ressemblait en rien à un Disneyland Tokyo, ni même au Parc Ghibli. En fait, il ressemblait à s'y méprendre à... Une fête foraine. Au départ, l'idée était de faire un parc mobile. Dans les faits, le PokéPark fut installé au Japon pour l'été 2005, à Taïwan l'été 2006, puis ferma définitivement.

Mais si je parle de fête foraine, c'est avant tout pour faire écho au modèle économique du parc. En effet, il fallait payer séparément son entrée pour chaque attraction. Puisque le parc n'a pas survécu à deux saisons, on doit probablement en conclure que ce modèle n'était pas viable ; à moins que le choix de produits dérivés dans les boutiques ait été insuffisant.

Les attractions

La pêche aux Magicarpe au PokéPark

Le PokéPark a compté pas moins de 22 attractions, et deux boutiques à thème Team Rocket. Parmi les attractions, il était possible de faire un tour en gondole d'Alto Mare, ville basée sur Venise et ayant servi de cadre au cinquième film, Les Héros Pokémon.

Un manège Pokémon, une grande-roue, des roller-coasters, le petit train des Frères Pichu... Dans l'ensemble, les attractions se basaient sur ce qui existait alors, bref des contenus de troisième génération, et les quelques Pokémon de quatrième génération qui allaient servir à promouvoir les versions Diamant et Perle sur Nintendo DS, notamment Goinfrex.

Du Bateau Tournant de Lugia au Splash de Gobou, du stand d'auto-tamponneuses des Team Aqua et Magma en passant par la Tour de Danse Pokémon, il y en avait pour tous les goûts !

Auto-Tamponneuses Pokémon

Notons enfin que les possesseurs de Nintendo DS pouvaient accéder à un jeu vidéo de pêche avec Pikachu en téléchargement, et que ceux qui amenaient leur Game Boy Advance avaient l'opportunité de récupérer des créatures pour leurs parties de Rubis, Saphir, Émeraude, Rouge-Feu ou Vert-Feuille.

D'ailleurs en parlant de ça, une petite anecdote avant de vous laisser : En Europe comme aux États-Unis, il est encore possible de récupérer un Pokémon événementiel sur GBA : Américains, vous pouvez obtenir Célébi avec votre partie de Pokémon Colosseum. Européens, branchez votre version Rubis ou Saphir à une partie terminée de Pokémon Channel, vous obtiendrez Jirachi !

Enfin, pour le parc, quand je pense qu'à l'époque je croyais vraiment qu'il finirait par arriver en Europe... Dommage, on peut s'asseoir dessus.

Attraction et voiture Pikachu au PokéPark


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